#8mars – Et si nous faisions enfin le choix de l’égalité ?

#8mars – Et si nous faisions enfin le choix de l’égalité ?
Pour les droits des femmes, le 8 mars 2018 sera un jour de grève et de solidarité des luttes !

Alors que pour le gouvernement l’année 2018, doit être l’année contre les violences faites aux femmes, trois mois après l’affaire « Weinstein » et le mouvement #MeToo, qui ont conduit à la mise à l’agenda médiatique de la question du harcèlement sexuel au travail, comme de rue, les réponses gouvernementales restent très en deçà des attentes.

Une loi sur le harcèlement de rue est en préparation à l’Assemblée nationale mais elle semble déjà n’être qu’un surplus législatif qui n’aura que peu d’effets.

C’est bien un coup de « com » auquel se prête le gouvernement, qui propose de mettre en place des amendes de 90 euros minimum contre le harcèlement de rue pris en flagrant délit.

Nous pourrions espérer que cette loi ait un impact positif sur les mentalités même si les expériences menées à l’étranger, nous montrent la totale inefficacité de la proposition. Plusieurs pays comme, l’Argentine, la Finlande, le Pérou, ou le Portugal ont mis en place des lois similaires avec des bilans toujours négatifs à l’exemple de la Belgique, où 3 amendes seulement ont été données depuis 2014, date de l’entrée en vigueur de la loi. Au bilan, c’est bien l’impunité globale des auteurs qui est à souligner. 

De plus les budgets alloués aux associations œuvrant pour les droits des femmes ne cessent de diminuer, du fait des décisions de ce gouvernement, comme pour l’AVFT (Association des Violences faites au Travail), le CIDFF (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles), le Planning Familial et pour bien d’autres encore….

Le Mouvement Ecolo affirme haut et fort ses ambitions pour l’égalité et se revendique comme féministe. Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et d’avancer vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective.

Le 8 mars est bien un journée internationale de luttes pour les droits des femmes, de la solidarité entre tous et toutes, dans le monde entier engagées pour leurs droits et pourl’émancipation du système patriarcal.

Et pourtant,  à travers le monde des militantes écologistes et féministes se font assassinées, des millions d’humains, en grande majorité des femmes, sont violées, agressées, harcelées…

Prenons l’exemple des viols, armes de guerre dans le conflits et les génocides. Nous ne pouvons que constater l’impunité globale pour les responsables, au Rwanda, au Congo, ou encore en ex Yougoslavie.

L’histoire nous a appris que les viols sur tous les continents sont une constante durant les guerres et les génocides. C’est une stratégie de destruction des femmes comme il a été constaté, entre autre en ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Congo. L’oppression patriarcale, l’exaltation des nationalismes, le racisme, l’exploitation capitaliste, l’organisation de la pauvreté, préparent et provoquent ces tragédies.

Que ce soit les responsables économiques (multinationales, FMI, Banque Mondiale, OMC, banques) ou ceux qui agissent par la violence(armées, génocidaires, États, ONU, OTAN), l’impunité reste la même.

Avec tous ceux avec qui nous partageons cette analyse sur l’égalité femme – homme, nousdemandons une prise de conscience généralisée de notre société, une remise à plat de notre système éducatif porteur d’inégalités, des moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux pour les associations œuvrant pour l’égalité, une remise à plat de notre système judiciaire, de la loi à l’accompagnement des victimes et enfin un vrai élan européen pour l’égalité afin de donner à toutes accès aux mêmes droits, de l’avortement à l’égalité salariale.

L’égalité ne se décrète pas, elle se construit par les luttes des femmes pour leurs droits.