Contre le démarrage de l’EPR, sortons du nucléaire, pour une réelle transition énergétique !

EDF a annoncé en ce mois de janvier le démarrage de l’EPR de Flamanville pour cette année 2018.
Ecolo s’oppose fermement à ce choix coûteux, dangereux et anti-démocratique.

Choix coûteux, d’abord, car initialement estimé à 3,3 milliards d’euros, l’EPR coûterait plus de 10 milliards d’euros aujourd’hui. Plus généralement, la Cour des comptes estime à au moins 100 milliards d’euros les coûts de maintenance des 58 réacteurs nucléaires en France d’ici 2030. Ces milliards investis dans le nucléaire le sont en moins dans la transition énergétique nécessaire.

Choix dangereux , surtout : les malfaçons identifiées de l’EPR, notamment de sa cuve, posent des problèmes de sécurité extrêmement graves, qui ne peuvent être niés. Réacteur trop grand, posant de fait des difficultés techniques et de centralisation de l’énergie, et fonctionnant avec un combustible trop enrichi en plutonium, validant ainsi une filière de combustible aux problèmes multiples (fabrication, déchets, transport, recyclage) qui accroît d’autant par principe physique (criticité) l’instabilité du réacteur lui-même. Non, le nucléaire n’est pas une énergie sûre, bien au contraire. Les failles de sécurité sont multiples et prouvées. Il y a urgence à sortir du nucléaire. Les conséquences de ce choix énergétique français dépassent les frontières, à l’image par exemple des conditions désastreuses d’extraction de l’uranium par Areva au Niger. A l’heure où des pays tel que l’Allemagne choisissent de sortir du nucléaire, Macron se pose en VRP de l’EPR en Chine, de manière totalement irresponsable.

Choix anti-démocratique, enfin, tant l’insistance à développer l’EPR en dépit de tout bon sens, démontre le poids persistant de la technocratie en France.

Ecolo dénonce la primauté des intérêts technocratiques et marchands sur l’intérêt écologique et humain, qui se cache derrière cette obstination à développer ce choix industriel néfaste. Ecolo défend une sortie rapide du nucléaire, pour une réelle transition énergétique alliant économies d’énergies et développement divers et décentralisé des énergies renouvelables. Un scénario 100 pour cent  renouvelables n’est pas une utopie.