Contre l’invasion turque d’Afrin

Depuis le 20 janvier dernier, le gouvernement turc a lancé une opération d’invasion de la ville d’Afrin dans le Nord de la Syrie dans la région du Rojava. Les bombardements par voie aérienne et les attaques par voie terrestre ont déjà fait plusieurs dizaines de morts de civil.e.s ainsi que des combattant.e.s kurdes des unités de protection populaires (YPG) et des unités de protection féminines (YPJ). Les dommages matériels, d’immeubles d’habitations, d’ambulances sont importants.

Ces attaques ont lieu sur les positions des forces de défense kurdes dans la région du Rojava qui forment la première force d’opposition à Daesh. Elles font reculer les obscurantismes et s’en font remercier par le mépris international. La Turquie d’Erdogan vise à anéantir les différentes composantes des peuples de Rojava qui défendent la démocratie, l’égalité des peuples, l’écologie et l’émancipation sociale et féminine, alors que la région expérimente actuellement une alternative innovante au système étatique : le confédéralisme démocratique.

Parallèlement à cette invasion, le gouvernement turc a intensifié en Turquie les arrestations arbitraires de député.e.s, maires, journalistes, fonctionnaires et représentant.e.s de la société civile et sème la terreur contre tou.te.s ses opposant.e.s pacifistes. A l’exemple de l’arrestation en Turquie de 11 membres de l’union des médecins (TTB) qui dénonçaient l’offensive turque dans le nord de la Syrie.

L’intensification de la guerre par la Turquie qui est membre de l’OTAN, dont le Président Erdogan a été accueilli début janvier par le Président de la République française, doit nous préoccuper toutes et tous. Ces événements doivent nous pousser plus que jamais à nous reposer la question du sens de la participation française à cette organisation internationale qu’est l’OTAN.

Dans une région meurtrie par la violence, déjà à feu et à sang, où se nouent des enjeux climatiques et énergétiques importants, avec la question de l’eau, des ressources pétrolifères, du réchauffement climatique, une telle agression est une menace pour les populations et pour la géopolitique mondiale.

Cette violation des droits Humains et du droit international ne peut être tolérée. C’est peut être même un crime de guerre qui est à l’œuvre. Cette invasion doit immédiatement cesser. Le Mouvement Écolo s’oppose à l’offensive guerrière turque et soutient la volonté des peuples du Rojava.

Écolo appelle tou.te.s les militant.e.s, écologistes, démocrates, féministes, défenseurs des droits humains, citoyens et citoyennes à se mobiliser pour défendre la paix et à participer aux rendez-vous du samedi 3 février à 14h dans toute la France (Paris, Marseille, Bordeaux, Montpellier, Strasbourg, etc.)