Fiscalité : le gouvernement augmente les inégalités et ignore l’enjeu climatique

Suppression de l’impôt sur les grandes fortunes, plafonnement de l’impôt sur les dividendes, place croissante de la CSG dans l’impôt sur le revenu, pérennisation du CICE sous forme d’une baisse des cotisations sociales des entreprises, et dans le même temps baisse de l’APL, réduction les ressources des collectivités locales. La liste est encore longue… Emmanuel Macron prend aux pauvres pour donner aux riches, reprenant la « fake news » selon laquelle la richesse des riches ruissellerait sur les pauvres.

C’était hier : la force du mouvement populaire à la Libération avait conduit à la mise en place de l’Etat providence, financé par un impôt qui avait plusieurs finalités : financer les biens communs, redistribuer les richesses, orienter les comportements dans le sens de l’intérêt général.

Mais avec la mondialisation néolibérale, favorisée par les gouvernements, c’est le grand retour en arrière, qu’Emmanuel Macron met en oeuvre de manière systématique, avec la violence du capital financier. ECOLO dénonce cette politique.

ECOLO propose, à l’inverse, une politique qui réponde aux objectifs de justice sociale et aux enjeux du changement climatique, et qui s’attaque aux privilèges du capital financier :

  • rendre à la puissance publique ses moyens d’actions par une lutte réelle contre les paradis fiscaux, tout en favorisant la gestion des communs par les habitant.e.s à l’échelle locale;
  • faire de l’impôt un outil de la transition écologique, l’enjeu majeur aujourd’hui, notamment en supprimant les aides aux énergies fossiles et la détaxation du kérosène ;
  • donner à l’impôt sur le revenu une forte progressivité et supprimer les subventions déguisées aux entreprises ;
  • taxer les bénéfices des firmes multinationales dans le pays où elles réalisent leur activité, instaurer une taxe sur les transactions financières.